Avril 2009 · archive publique
Avril 2009
Deux matinées datées, les 12 et 26 avril 2009, dans l’année la mieux documentée de toute l’archive. Et une marque dont l’album garde surtout les cabriolets.
Avril 2009 est un mois complet au regard de la règle du calendrier : les deux matinées attendues sont là, le dimanche 12 avril 2009, deuxième dimanche, et le dimanche 26 avril 2009, quatrième dimanche. L’année 2009 est celle que l’archive documente le mieux, avec dix-sept matinées datées sur onze mois. Le contrôle du relevé le confirme : sur toute la série 2008 à 2014, les 103 dates converties en jours de la semaine tombent sans exception un dimanche, 55 au deuxième rang du mois, 40 au quatrième et 8 au dernier. Avril 2009 suivait la règle au mot près, un deuxième dimanche puis un quatrième.
Deux dimanches, et un site à son plus vivant
2009 est aussi l’année où le domaine a été le plus capturé, de très loin, toutes pages confondues. C’est pour cette raison que les pages éditoriales du site d’origine nous sont parvenues entières, et que l’on peut citer ce qu’il disait de lui-même plutôt que de le deviner. Sa page de présentation, archivée le 13 avril 2010, décrivait « un rassemblement de voitures de prestige et de collection de toutes marques et de toutes les époques », tenu « tous les 2èmes et 4èmes ou dernier dimanches de chaque mois ».
Que disait cette page d’une matinée ordinaire ?
Elle décrivait une matinée courte : les premiers participants arrivaient « vers 10.30 heure » et cela se terminait « vers 12h30 ». Deux heures, sur un parking « payant en semaine » mais « gratuit le dimanche », pour une manifestation « libre et gratuite aussi bien pour les exposants que pour les visiteurs ». Ces éléments sont rapportés tels qu’ils étaient écrits en 2010, et rien ici ne les confirme pour aujourd’hui.
La page allait un peu plus loin dans le détail. Par temps ensoleillé, jusqu’à 250 à 300 voitures pouvaient se présenter. Les exposants se plaçaient librement sur le parking, au fil des arrivées : les marques et les modèles s’en trouvaient mélangés, avec « parfois des anachronismes étonnants ». Des clubs attachés à une marque ou à un modèle venaient aussi « en force », le club Porsche ou les Minis donnés en exemple. Rien de tout cela ne se vérifie dimanche par dimanche : l’archive ne dit ni quel temps il faisait, ni quel club est venu quel matin.
Mercedes, trente-sept fiches et beaucoup de toits ouverts
Le recensement des intitulés de l’album compte 37 fiches Mercedes. Le tri par fréquence est parlant : les SL et leurs dérivés occupent la première place, avec des SL W107, des 190 SL, des 280 SL, des SL 350, des 300 SL et des 230 SL, devant les grandes berlines S W108, S W111 et S W126 et les coupés SEC, SLC et CE. La liste déborde les découvrables : un CL 65 AMG y côtoie une 240 D, berline diesel modeste, et ces intitulés sont ceux qu’ont saisis les déposants, orthographe et exactitude non garanties.
Voici les repères de production, qui sont des faits publics. La 300 SL, la voiture à portes papillon, a été produite en coupé de 1954 à 1957, puis en roadster jusqu’en 1963. La 190 SL, sa petite sœur au dessin proche mais à la mécanique bien plus modeste, couvre 1955 à 1963. Lui succède la série W113, surnommée Pagode pour son toit rigide creusé, produite de 1963 à 1971 sous les appellations 230, 250 et 280 SL. La R107 prend le relais de 1971 à 1989, ce qui en fait l’une des carrières les plus longues de la maison, et le coupé SLC en dérive. Côté berlines, la W108 tient de 1965 à 1972 et la W126 de 1979 à 1991, son coupé SEC étant produit de 1981 à 1991.
Pourquoi tant de toits ouverts dans les titres ?
Que la marque soit représentée d’abord par ses découvrables n’a rien d’étonnant dans un rassemblement de plein air un dimanche matin. Mais c’est une observation sur l’album, pas sur le parking : le recensement décrit ce que les déposants ont photographié et intitulé, et une même voiture revenue dix fois peut compter dix fois. Un cabriolet se photographie aussi plus volontiers qu’une berline fermée, capote baissée, sous les arbres : le biais est celui du photographe autant que celui du parking.
Où Mercedes se classait-elle parmi les marques de l’album ?
Trente-sept fiches la placent à égalité avec Opel, et loin derrière Porsche, qui mène le recensement avec 186 intitulés. Suivent Ford et Ferrari à 108, Lotus à 104, Citroën à 101, Renault à 94, Jaguar et MG à 91, Chevrolet à 86. La page de présentation dressait une autre liste : Bugatti, Lamborghini, Venturi, Aston Martin ou Matra y figuraient, Austin-Healey y était orthographiée à sa façon, et le tout se refermait sur « et bien d’autres ». Mercedes n’y était pas nommée, pas plus que Ford ou Renault : les titres déposés et la liste de prestige ne mesuraient pas la même chose.
Ce que l’album était, et pourquoi il n’est pas repris
La foire aux questions du site, archivée le 9 janvier 2010, décrit précisément le fonctionnement de cet album. Il était ouvert en lecture à tous, mais seuls les membres inscrits pouvaient y déposer une photo, en choisissant sa catégorie. Le fichier devait dépasser 448 pixels de côté et rester sous 2,5 Mo. Un système de comptage et d’évaluation existait, noté « momentanément indisponible » dans la capture. L’accueil du site, capturé le 13 avril 2010, en appelait aux connaisseurs : « la marque et le modèle de certaines voitures restent inconnus », y était-il écrit, chaque lecteur pouvant les indiquer en commentaire.
Surtout, la même page précisait que « le propriétaire d’une photo peut la retirer du site s’il le souhaite à tous moments ». C’est la raison écrite pour laquelle aucune image de cet album n’est reprise ici : elles appartiennent à leurs auteurs. Les illustrations de cette chronique sont produites pour elle et ne montrent aucune voiture identifiable de l’album.
Les deux galeries d’avril 2009, à leur adresse d’origine
Elles se cherchent sous /2009/Album_Photo/Rassemblement-du-12-avril-2009 et /2009/Album_Photo/Rassemblement-du-26-avril-2009. Une même matinée n’a pas toujours valu une seule adresse : les dix-sept dates de 2009 se partagent 105 adresses de galerie, et les sept dates de 2014 en couvrent 202 à elles seules, le domaine proposant alors la même galerie en plusieurs langues. Le préfixe /2009/ abrite également les 2 300 fiches numérotées du recensement, une par voiture photographiée. Pour vérifier une date, ouvrir l’adresse dans la Wayback Machine et lire la capture la plus proche du printemps 2009.