Juin 2009 · archive publique
Juin 2009
Juin 2009 ne laisse dans l’archive qu’une trace datée, le 28 du mois. L’occasion de lire les 39 fiches Caterham du recensement, et la filiation Lotus Seven qui court derrière chaque intitulé.
Pour juin 2009, l’archive publique ne garde qu’une matinée datée, celle du dimanche 28 juin 2009, quatrième dimanche du mois et dernier de juin. C’est l’une des dix-sept dates qui composent l’année 2009 dans le relevé ; la précédente tombe le 24 mai, la suivante le 12 juillet. Le mois comptait pourtant deux dimanches possibles, et ce sont les fiches Caterham du recensement de l’album qui lui donnent sa seconde lecture.
Deux dimanches candidats, une seule galerie
Juin 2009 alignait quatre dimanches : les 7, 14, 21 et 28. La règle du site d’origine, écrite dans sa page de présentation archivée le 13 avril 2010, plaçait les matinées « tous les 2èmes et 4èmes ou dernier dimanches de chaque mois », en précisant que le deuxième dimanche était « bien plus fréquenté que le dernier ». Deux matinées étaient donc en lice en juin, le 14 et le 28, la seconde cumulant les deux qualités : quatrième dimanche, elle fermait aussi le mois. L’archive n’a gardé de galerie que pour le 28 ; du 14, elle ne garde rien, et rien ne permet d’en dire davantage ici.
Trente-neuf fiches sous le nom Caterham
Le recensement des intitulés de l’album compte 39 fiches Caterham, à égalité exacte avec Fiat, une marche derrière les 52 fiches Mini. Le mot Seven y règne presque seul, dans six intitulés relevés par fréquence décroissante :
- Super Seven
- CSR 200
- Seven de 1975, donnée « moteur Ford 1800 Zetec »
- Roadsport SV
- Super Seven Sprint
- Super Seven CSR 200
Ces titres venaient des membres déposants, qui choisissaient eux-mêmes le libellé de leur photo ; l’orthographe comme l’exactitude n’y sont pas garanties. Une fiche est une photographie intitulée, pas une voiture venue : une même Seven prise trois fois comptait trois fois, et une Seven jamais photographiée n’a jamais compté.
Lotus ou Caterham : qui signe la Seven ?
La réponse tient au calendrier. La Seven naît chez Lotus, dessinée par Colin Chapman et produite à partir de 1957 en séries successives jusqu’en 1972. Cette année-là, Lotus abandonne le modèle ; Caterham Cars, son distributeur, reprend les droits et la production dès 1973, et la voiture a depuis continué sous le nom Caterham Seven. Le recensement de l’album garde les deux signatures : 104 fiches Lotus, où des Seven figurent également, et les 39 fiches Caterham.
La CSR 200, citée seule puis doublée de la Super Seven dans deux intitulés, appartient au chapitre tardif : une version du milieu des années 2000 dont le nom annonce 200 chevaux. Quant à la Seven de 1975 donnée au moteur Zetec, famille apparue chez Ford dans les années 1990, elle est soit une voiture remotorisée, soit un titre approximatif. La page de présentation parlait, à propos des voitures mêlées sur le parking, d’« anachronismes étonnants » ; en voilà un, écrit dans l’album lui-même.
Comment nommer une Seven sur une vieille photo ?
Voici l’usage concret du recensement pour qui garde, dans un tiroir lillois, la photo d’une anglaise découverte prise un dimanche matin sur le parking. Les intitulés de l’album donnent le vocabulaire des déposants, et ce vocabulaire date la voiture presque autant qu’il la nomme : une Seven des années cinquante à soixante-dix se titrait plutôt Lotus, une Seven d’après 1973 Caterham, et l’appellation Super Seven dominait le lot. Roadsport SV et CSR 200 resserraient la datation vers les chapitres récents de la production. Si le cliché montre des arbres en feuilles et qu’un souvenir le situe en juin 2009, une seule matinée reste en lice, celle du 28 : il suffit de la confronter à la galerie archivée.
Cent cinq adresses pour dix-sept matinées
Le relevé de l’année 2009 compte dix-sept matinées datées, mais 105 adresses de galerie, environ 6,2 par date. L’écart ne dit rien du parking : le site d’origine publiait chaque galerie sous plusieurs chemins de traduction, jusqu’à une dizaine, sans qu’une photo de plus soit prise. Ces adresses se lisent donc comme des pages, jamais comme des matinées ; un seul nombre décrit le rythme des dimanches, dix-sept, et non cent cinq. Sur l’ensemble de la série, de 2008 à 2014, la même prudence s’impose : 581 adresses pour 103 matinées, toutes tombées un dimanche, 55 deuxièmes, 40 quatrièmes, 8 derniers. Le 28 juin 2009 se range parmi les quatrièmes dimanches, au nombre de sept cette année-là.
La trace du 28 juin dans l’index
Les galeries archivées se cherchent dans l’index CDX de web.archive.org, registre des captures du domaine : une requête filtrée sur le motif rassemblement-du-28-juin-2009 rend les adresses datées, chaque langue de l’album ayant eu son chemin propre, et la Wayback Machine ouvre ensuite chacune d’elles. Aucune photo de l’album n’est reprise ici ; l’image de la page est produite pour elle. Une fois la galerie du 28 ouverte, il reste une chose à tenter : sortir une photo de l’été 2009, retrouver la voiture rare qui stationnait à côté de la sienne, et lire le titre que le déposant lui avait donné. Une Seven sans nom y gagne parfois le sien.