Mai 2009 · archive publique
Mai 2009
Deux matinées datées pour mai 2009, les dimanches 10 et 24, sur les cinq dimanches que comptait le mois. L’occasion de lire les 52 fiches Mini du recensement de l’album, de la Cooper au Moke.
L’archive publique ne garde que deux matinées pour mai 2009, celles du dimanche 10 mai 2009 et du dimanche 24 mai 2009, deuxième et quatrième dimanches d’un mois qui en alignait cinq. Sur les dix-sept matinées datées de l’année 2009, dix tombaient au deuxième rang, sept au quatrième. La précédente de la série remonte au 26 avril, la suivante au 28 juin.
Cinq dimanches, deux galeries
Le calendrier du mois alignait cinq dimanches : 3, 10, 17, 24 et 31. La page de présentation du site d’origine, archivée le 13 avril 2010, écrivait que les matinées se tenaient tous les deuxièmes et quatrièmes ou derniers dimanches, le deuxième dimanche rassemblant nettement plus de monde que le dernier. Trois dates y répondaient en mai 2009 : le 10, le 24 et le 31.
Deux ont laissé une galerie. Pour la troisième, le 31, dernier dimanche du mois, le relevé de l’index ne conserve rien, et cette chronique ne dira pas ce que ce silence recouvre. Un repère vient pourtant de la série entière : sur les 103 matinées relevées entre 2008 et 2014, toutes tombent un dimanche, 55 au deuxième rang, 40 au quatrième, 8 au dernier. La règle affichée en 2010 se vérifie sur chaque date gardée.
Des Minis nommées par la présentation du site
La même page, sous sa capture du 13 avril 2010, notait aussi que des clubs d’une seule marque ou d’un seul modèle arrivaient parfois en nombre, « comme le club Porsche, Minis ou autres ». Les Minis y figurent donc nommément, au voisinage de Porsche. La même source décrivait des exposants qui se plaçaient librement au gré de leur arrivée, si bien que marques et époques se mélangeaient sur le parking.
Rien dans l’archive ne dit quel club est venu quel dimanche, et cette page ne le dira pas davantage. Le recensement de l’album lui donne pourtant un écho chiffré : la marque Mini y occupe 52 fiches, juste derrière Triumph et ses 57, devant Caterham. Pour une voiture produite à plusieurs millions d’exemplaires, le total reste modeste, loin des 186 fiches de Porsche.
De la Cooper 1300i au Moke : ce que les intitulés couvrent
Les dix-sept intitulés relevés pour la marque commencent par la Cooper 1300i, la plus fréquente, puis la Cooper, le break Clubman Estate, la Mk III, la Cooper S et une Cooper Monte Carlo. Suivent des carrosseries et des finitions plus rares : Moke, Countryman Mk II, Mayfair, Knightbridge, British Open Classic, Studio 2. Des repères publics aident à les lire. La Mini d’origine a été produite de 1959 à 2000, la Cooper apparaît en 1961, la Cooper S en 1963, la Clubman et son avant redessiné en 1969, le Moke, découvert, dès 1964.
Le titre Cooper Monte Carlo mérite un détour. La Cooper S s’est imposée au rallye Monte-Carlo en 1964, 1965 et 1967, et l’intitulé en garde l’écho. Le relevé ne dit pas ce que le déposant entendait exactement : un titre de fiche reste une saisie libre, pas une fiche technique.
Comment reconnaître la voiture derrière un titre ?
Un lecteur qui garde des photos d’un dimanche matin de cette époque peut traiter ces intitulés comme un lexique. Chaque fiche vivait sous une adresse de la forme /2009/Album_Photo/ suivie d’un numéro, puis de la marque et du modèle : le premier mot du chemin donne la marque, le reste dit le modèle et parfois la finition. Clubman Estate renvoie ainsi au break du restylage de 1969, Countryman Mk II au break de la génération précédente, Mk III à la génération apparue la même année.
Devant une photo sans légende, la marche est la même : situer la génération à la carrosserie, puis chercher dans les intitulés le titre le plus proche. Une Cooper 1300i situe la voiture dans la renaissance de la Cooper des années quatre-vingt-dix ; Mayfair ou Knightbridge nomment des finitions du marché britannique ; un Moke se reconnaît à sa carrosserie découverte, sans descendance dans la gamme.
Que pèsent cinquante-deux fiches ?
Ce comptage dit d’abord ce que les titres de l’album contiennent, rien de plus. Cinquante-deux fiches ne font pas cinquante-deux voitures venues un dimanche de mai 2009 : une même voiture a pu être photographiée plusieurs fois, une autre n’a jamais été prise, et l’archive ne relie aucun intitulé à une matinée précise. Le nombre décrit l’album, jamais le parking.
La tenue de ces titres en éclaire la fiabilité. La foire aux questions du site d’origine, archivée le 9 janvier 2010, précisait que seuls les inscrits déposaient des photos et que le propriétaire d’une image pouvait la retirer à tout moment. Les intitulés venaient donc des membres eux-mêmes. Parmi eux, KIKI ou RED BULL ne sont ni une marque ni un modèle, et Clubman vs Land Rover raconte une rencontre plutôt qu’une voiture. Le lexique de l’album est celui de ses déposants, avec ses approximations.
Interroger l’index sur les deux dates
Les deux galeries se cherchent dans l’index CDX de web.archive.org, sous les motifs rassemblement-du-10-mai-2009 et rassemblement-du-24-mai-2009, avec ou sans préfixe de langue. Une requête sur le domaine, filtrée sur l’un de ces motifs, liste les captures et leurs dates de passage ; chaque ligne ouvre ensuite une galerie dans la Wayback Machine. L’année 2009 comptait 105 adresses de galerie pour 17 matinées : une même galerie vivait sous plusieurs traductions, sans qu’une photo de plus ait été prise.
Comparer les deux listes rendues, motif par motif, vaut mieux que les additionner : les adresses parlent de pages, les dates seules parlent du parking. Compter celles que l’index rend pour chaque matinée de mai, puis les rapporter aux 105 chemins de l’année, mesure à la main cette multiplication.