Octobre 2009 · archive publique
Octobre 2009
Les deux dimanches prévus par la règle du site d’origine, le 11 et le 25, ont chacun laissé une galerie. Ces deux matinées ouvrent la lecture des vingt-six fiches Maserati de l’album et de sa catégorie esplanade-2007, antérieure à la série datée.
L’archive publique garde deux matinées pour octobre 2009 : celles du dimanche 11 octobre 2009, deuxième dimanche du mois, et du dimanche 25 octobre 2009, quatrième dimanche et dernier du mois, chacune avec sa galerie. Dans la série datée, la matinée précédente remontait au 13 septembre et la suivante datait du 8 novembre.
Deux dimanches, deux galeries
Octobre 2009 comptait quatre dimanches : les 4, 11, 18 et 25. La règle du site d’origine, énoncée par sa page de présentation archivée le 13 avril 2010, prévoyait des matinées « tous les 2èmes et 4èmes ou dernier dimanches de chaque mois » et précisait que le deuxième était « bien plus fréquenté que le dernier ». Pour ce mois d’octobre, elle désignait donc le 11 et le 25, et l’archive a gardé une galerie pour chacun des deux.
Reste une subtilité de calendrier. Un mois à quatre dimanches ne connaît pas de cinquième date : le quatrième est aussi le dernier. Le relevé compte alors la matinée parmi les quatrièmes, ce qui dessine l’année 2009 : dix deuxièmes dimanches, sept quatrièmes, aucun dernier au sens strict. Sur toute la série, les cent trois matinées relevées de 2008 à 2014 tombent un dimanche sans exception, cinquante-cinq deuxièmes, quarante quatrièmes, huit derniers.
Que racontent les 409 fiches de l’esplanade 2007 ?
Le recensement de l’album compte 2 300 fiches numérotées, une page par voiture photographiée, rangées sous le chemin /2009/Album_Photo/, où le premier mot de chaque adresse donne la marque. Il en compte aussi 409 autres, publiées sous une catégorie esplanade-2007, antérieure à la série datée : le relevé des galeries ne remonte pas avant 2008. L’album gardait ainsi la trace d’une saison plus vieille que sa mémoire datée.
Ces fiches ne disent rien du jour où elles furent prises, et la date de création du rassemblement reste inconnue : ni la page de présentation ni l’album ne la consignent. Leur nombre affirme une seule chose : quand les matinées du 11 et du 25 se tenaient sur le parking, la manifestation avait derrière elle au moins une saison entière, déjà photographiée et classée.
Maserati en vingt-six intitulés
Ce mois-ci, la chronique s’arrête sur Maserati : vingt-six fiches au recensement, loin derrière Porsche et ses cent quatre-vingt-six, à trois de Morgan. La page de présentation du site d’origine, archivée le 13 avril 2010, rangeait la marque au trident parmi celles qu’on y rencontrait généralement, de Ferrari à Venturi. Les intitulés relevés vont de la 3500 GT à la Quattroporte Sport GT, en passant par la 3200 GT, la 4200 GT, la GranTurismo et sa version S, la Quattroporte et un Coupé GT. Un intitulé s’achève même sur « et Ferrari », un titre qui citait deux maisons à la fois, tel que son déposant l’avait écrit.
Ces titres méritent foi mesurée. La foire aux questions du site, archivée le 9 janvier 2010, décrivait un album ouvert à tous en lecture, où seuls les membres inscrits déposaient, en choisissant eux-mêmes le titre et la catégorie. Vingt-six fiches disent donc la composition d’une liste de titres, jamais le nombre de voitures venues : une même voiture a pu être photographiée plusieurs fois, une autre jamais, et elle n’y figure pas.
Du coupé 3500 GT à la GranTurismo
Débrouillés par leurs dates de production, ces intitulés racontent cinquante ans de catalogue :
- la 3500 GT, grand tourisme construit de 1957 à 1964 ;
- le nom Quattroporte, porté par la grande berline de la maison depuis 1963 ;
- la 3200 GT, coupé construit de 1998 à 2002 ;
- la 4200 GT, sa succession directe, construite de 2002 à 2007 en coupé et en Spyder ;
- la GranTurismo, arrivée en 2007, et sa déclinaison GranTurismo S.
L’intitulé « Coupé GT » du relevé vise vraisemblablement la même lignée que la 4200 GT. Sur le parking, rien ne séparait ces générations : la page du site d’origine, capturée le 13 avril 2010, décrivait des exposants placés librement selon leur arrivée, des marques et des modèles mêlés, avec « parfois des anachronismes étonnants ». Une 3500 GT des années soixante pouvait prendre place à côté d’une GranTurismo récente.
Comment dater une photo prise un dimanche d’octobre 2009 ?
Un lecteur lillois garde parfois, dans une boîte, des photographies d’un dimanche matin d’automne 2009, sans date au dos. Ce mois-ci n’offre que deux dates possibles, le 11 et le 25, puisque les autres dimanches ne comptaient pas au calendrier du rassemblement. Et voici la difficulté propre à octobre : chacune des deux a sa galerie archivée. L’astuce des mois à galerie unique, tabler sur l’absence de l’autre date, ne sert à rien ici.
Il reste une méthode, plus lente : comparer. Ouvrir la galerie du 11, puis celle du 25, et chercher dans chacune la voiture rare de sa propre photo. Une automobile peu commune, garée à l’identique sur deux clichés, date le second : c’est un indice, pas une preuve. La page du site d’origine précisait que chacun se plaçait librement à son arrivée ; une voiture retrouvée au même endroit, entourée des mêmes voisines, pèse donc davantage qu’une voiture seule.
Les deux traces du mois dans l’index
Les deux matinées se cherchent dans l’index CDX de web.archive.org, sous les motifs rassemblement-du-11-octobre-2009 et rassemblement-du-25-octobre-2009. La requête rend pour chacune plusieurs adresses : en 2009, l’archive compte 105 adresses de galerie pour 17 matinées, environ six par date, la même galerie publiée dans plusieurs langues. Ouvrir la plus ancienne capture de chaque motif, noter sa date, puis passer à la suivante : c’est ainsi que se vérifie ce que ce relevé avance.