Septembre 2009 · archive publique
Septembre 2009
Septembre 2009 ne livre qu’une date, le deuxième dimanche du mois, et rien pour le mois d’août avant elle. L’occasion de lire les vingt-neuf fiches Morgan du recensement et un conseil d’accès daté de 2010.
L’archive publique ne garde qu’une matinée pour septembre 2009 : celle du dimanche 13 septembre 2009, deuxième dimanche du mois. Le site d’origine faisait se tenir le rassemblement les deuxièmes et quatrièmes ou derniers dimanches ; sur les quatre dimanches de septembre, deux répondaient à la règle, le 13 et le 27, et un seul a laissé une galerie. C’est l’une des dix-sept matinées datées de 2009.
Que reste-t-il des deux dimanches de septembre ?
Septembre 2009 comptait quatre dimanches, le 6, le 13, le 20 et le 27. Deux répondaient à la règle, et la page de présentation du site d’origine, archivée le 13 avril 2010, précisait que le deuxième dimanche était bien plus fréquenté que le dernier. La galerie conservée pour ce mois vient donc de la plus courue des deux dates, au dire du site.
Pour le 27, l’archive ne garde rien, et cette chronique ne dit pas pourquoi : matinée sans photos publiées, page jamais visitée par le robot, rien ne permet de trancher. Un robot d’archivage enregistre des pages, pas des matinées.
La matinée précédente conservée date du 26 juillet 2009, la suivante du 11 octobre : le mois d’août est absent du relevé, et le 13 septembre est la seule date entre les deux. Sur les dix-sept matinées datées de 2009, dix sont des deuxièmes dimanches, sept des quatrièmes, aucune un dernier dimanche.
Morgan, vingt-neuf titres et soixante-cinq ans de gamme
Le recensement des intitulés de l’album compte 29 fiches Morgan. La marque figurait dans la liste des marques prestigieuses que la page de présentation énumérait en 2010, entre Lotus et Aston Martin. Dans le classement général des titres, vingt-neuf fiches placent Morgan derrière Volkswagen et ses 34, devant Alpine et ses 27, loin des 186 Porsche qui dominent le classement.
Les titres relevés, par fréquence décroissante, donnent Plus 4, 4 4, Roadster V6, Plus 8, Aero 8, 4 4 Tourer, et jusqu’à une fiche « 4 et JBA Falcon » qui mêle dans une même page les deux voitures cadrées ensemble. Des titres saisis par les membres déposants, sans garantie d’exactitude : ce « 4 4 » sans barre oblique désigne une 4/4.
L’éventail couvre un long bout de catalogue. La 4/4 est née en 1936, son nom disant la nouveauté : quatre roues et quatre cylindres chez un constructeur qui bâtissait alors des trois-roues. La Plus 4 l’a suivie de 1950 à 1969, avant des retours ; la Plus 8 a couru de 1968 au début des années 2000 avec un V8, le Roadster V6 lui succédant dans la gamme classique à partir de 2004. L’Aero 8, lancée en 2001, apportait châssis et carrosserie en aluminium. Soixante-cinq ans séparent ces deux bouts de gamme.
L’allée des Marronniers, une adresse pour GPS de 2010
Pour rejoindre le parking, la page de présentation, archivée le 13 avril 2010, donnait un conseil d’accès : rechercher « Allée des Marronniers » à Lille sur son GPS, ou « Façade de l’Esplanade » si l’appareil était moins précis. Deux repères pour un même lieu, d’une autre époque. Cette chronique ne les donne pas comme une indication actuelle : rien ici ne dit où se garer aujourd’hui.
La même capture disait le reste de la matinée : manifestation libre et gratuite, parking payant en semaine mais gratuit le dimanche, premières arrivées vers 10 h 30, fin vers 12 h 30, jusqu’à 250 ou 300 voitures par temps ensoleillé, et des « anachronismes étonnants » nés du placement libre des exposants. Autant de faits datés, à lire comme le portrait d’un dimanche de 2009.
Comment reconnaître une Morgan sur une vieille photo ?
Sur un cliché de parking, une Morgan classique se repère d’un coup d’œil : ailes séparées qui débordent des flancs, calandre haute et verticale, habitacle court, un dessin resté fidèle depuis les années trente. Ce dessin est aussi un piège : la 4/4, la Plus 4 et la Plus 8 partageaient la même silhouette, et la différence tenait à la mécanique, invisible sur une photo.
Une seule rompait le dessin : l’Aero 8, carrosserie en aluminium aux lignes modernes, impossible à confondre avec ses aînées. Pour les autres, les titres de l’album font office d’annuaire : ils disent ce que les spectateurs savaient nommer. Sortir ses propres clichés, les trier par silhouette, puis confronter chaque voiture à ces intitulés reste le plus sûr moyen d’attribuer un modèle.
Ce que vingt-neuf fiches ne disent pas
Ces fiches décrivent la composition des titres de l’album. Une même voiture a pu être photographiée plusieurs fois, d’autres ne l’ont jamais été, et aucune fiche ne se rattache à un dimanche : l’archive ne dit pas quelle Morgan était là le 13 septembre 2009. La page de présentation avouait ses angles morts : la marque et le modèle de certaines voitures restaient inconnus, au point d’appeler l’aide des lecteurs.
La foire aux questions, archivée le 9 janvier 2010, ajoutait que le propriétaire d’une photo pouvait la retirer à tout moment. Les photos appartenaient à leurs auteurs : cette chronique n’en reprend aucune. Les illustrations de cette page sont produites pour elle, sans aucune voiture de l’album.
Le 13 septembre à la loupe de l’index des captures
La galerie de cette matinée se cherche sous le motif rassemblement-du-13-septembre-2009 dans l’index CDX de web.archive.org. Une requête sur le domaine, filtrée sur ce motif, rend la liste des captures et leurs dates, qui s’ouvrent ensuite dans la Wayback Machine. Le site d’origine publiait chaque galerie en plusieurs langues, la même matinée apparaissant sous plusieurs adresses : 2009 comptait ainsi 105 adresses pour dix-sept matinées datées. Lancer la requête, compter les chemins rendus : cette vérification est ouverte à tous.