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Les Anciennes du NordChronique automobile du Nord

Août 2012 · archive publique

Août 2012

Les deux dimanches prévus par la règle du site d’origine, le 12 et le 26, ont chacun laissé une galerie dans l’archive. L’occasion de lire ce que les 63 fiches Peugeot du recensement disent des titres déposés.

Un parking de plein été où des berlines anciennes sont rangées devant des barrières et un parasol, une grosse berline grise au premier plan.
Illustration produite pour ce site. Ce n’est pas une photographie de l’album d’origine.

Pour l’année 2012, le relevé de l’archive publique retient deux matinées en août : celle du dimanche 12 août 2012, deuxième dimanche du mois, et celle du dimanche 26 août 2012, quatrième dimanche qui valait aussi dernier, le mois n’ayant compté que quatre dimanches, les 5, 12, 19 et 26. La matinée datée qui précède est le 29 juillet, celle qui suit le 14 octobre : l’archive ne garde rien pour septembre 2012.

Le 26 août, quatrième ou dernier dimanche ?

La cadence du site d’origine, selon la page de présentation archivée le 13 avril 2010, était « tous les 2èmes et 4èmes ou dernier dimanches de chaque mois ». Le « ou » y départage le quatrième et le dernier dimanche quand un mois en compte cinq. Août 2012 n’a pas eu ce partage : quatre dimanches seulement, donc un quatrième qui valait dernier, et deux matinées possibles, le 12 et le 26. L’archive a gardé les deux galeries.

Le contrôle du calendrier fait sur toute la série vérifie la règle : sur 103 matinées datées, toutes tombent un dimanche, 55 au rang de deuxième, 40 au quatrième, 8 au dernier. L’année 2012 y apporte quinze matinées : six deuxièmes dimanches, huit quatrièmes, un dernier. La même page notait que « le 2ème dimanche étant bien plus fréquenté que le dernier » ; l’archive ne mesure pas cet écart.

Soixante-trois fiches pour une marque hors de la liste

Le recensement des intitulés de l’album compte 63 fiches Peugeot, juste derrière Alfa Romeo et devant Austin. La page de présentation, archivée le 13 avril 2010, dressait pourtant la liste des marques qu’elle disait prestigieuses, de Porsche à Lamborghini, par Jaguar, Bugatti ou Venturi : Peugeot n’y figurait pas. La même page décrivait un rassemblement « de toutes marques et de toutes les époques », et l’album suivait le parking plutôt que la liste.

Les titres les plus déposés dessinent une gamme large : la 203, la 205 GTI, la 304 cabriolet, la 404, la 403. S’y ajoutent la 104, la 302, les cabriolets 204, 404 et 504, des déclinaisons pointues comme la 205 GTI Griffé, la 205 GTI 1 6 ou la 304 S cabriolet, la 205 Rallye, et une Torpedo Commercial 177. Cinq intitulés portent le mot cabriolet ; quatre concernent la seule 205.

De la Type 177 des années vingt à la 205 Rallye

Les bornes de production, faits publics, mesurent l’étalement. La Type 177 fut une automobile des années vingt, la 302 une voiture produite de 1936 à 1938 ; la 203, de 1948 à 1960, a relancé la marque après la guerre, et la 403 a suivi de 1955 à 1966, partageant le catalogue avec elle jusqu’en 1960. La 404 a tenu de 1960 à 1975. Suivent la 204 en 1965, la 504 en 1968, la 304 en 1969, la 104 de 1972 à 1988 et la grande berline 604 de 1975 à 1985. La 205, lancée en 1983, portait sa GTI dès 1984 ; la Rallye, version allégée, est apparue à la fin des années 1980.

Réunies dans un même recensement, ces voitures couvrent environ soixante-dix ans de production. Les cinq cabriolets disent un goût des déposants : la version découverte, plus rare que la berline, se prête à la photographie. Rien ne relie ces fiches à un dimanche d’août : l’archive ne dit jamais quelle voiture se trouvait là quel matin.

Comment nommer une Peugeot ancienne avec ces intitulés ?

La réponse tient dans la numérotation, lisible sur trois chiffres : le premier donne la place dans la gamme, le zéro central sépare, le dernier donne la génération. Les 204, 304, 504 et 604 de l’album partagent leur chiffre final, celui de la génération ouverte au milieu des années soixante ; la 205, au 5 final, appartient à la suivante. Ce cadre, croisé avec les bornes de production, resserre une identification : une 404 se situe entre 1960 et 1975, une 302 entre 1936 et 1938, et une 302 n’a jamais pu croiser une 203.

La grille vaut aussi entre générations voisines : une 304 cabriolet a pu côtoyer une 205 GTI. La page de présentation relevait, à propos de ce mélange libre, « parfois des anachronismes étonnants ».

Des titres saisis à la main, jamais contrôlés

La foire aux questions, archivée le 9 janvier 2010, décrit le mécanisme : l’album était ouvert en lecture à tous, seuls les membres inscrits déposaient des photographies, en choisissant le titre et la catégorie. Rien ne garantissait l’orthographe ni l’exactitude : « 205 GTI 1 6 » s’écrit sans ponctuation, « Torpedo Commercial 177 » suit l’ordre du déposant, et la page de présentation demandait de l’aide, notant que « la marque et le modèle de certaines voitures restent inconnus ». Compter les fiches d’une marque décrit la composition des intitulés, jamais le nombre de voitures venues.

Les comptages de l’archive appellent une dernière prudence. Les quinze matinées datées de 2012 laissent 47 adresses de galerie, environ trois par date : le site d’origine publiait la même galerie sous plusieurs chemins, un par langue. Trois adresses pour une matinée multiplient les pages, pas les dimanches ; le nombre qui parle du parking reste quinze.

Le 12 août dans l’index, avec ou sans son « du »

Les galeries du mois se cherchent dans l’index CDX de web.archive.org, sur le domaine, avec les motifs rassemblement-du-12-aout-2012 puis rassemblement-du-26-aout-2012. Le relevé a repéré une particularité : une capture du 12 août apparaît sous une forme abrégée, sans le mot « du ». Une requête calée sur la seule graphie complète peut donc manquer des lignes. Mieux vaut filtrer sur le mois et l’année, mettre les deux listes de captures côte à côte, puis ouvrir chacune dans la Wayback Machine.