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Les Anciennes du NordChronique automobile du Nord

Juillet 2012 · archive publique

Juillet 2012

Deux matinées pour juillet 2012 dans l’archive, les dimanches 22 et 29, aucune pour le 8, pourtant deuxième dimanche. Les 101 fiches Citroën du recensement courent de la C6F d’avant-guerre à la Visa.

Un coupé ancien beige aux roues à rayons devant une rangée de voitures, un homme accroupi qui examine une aile, une butte de terre au fond.
Illustration produite pour ce site. Ce n’est pas une photographie de l’album d’origine.

Deux matinées seulement pour juillet 2012 dans l’archive publique, celles des dimanches 22 et 29 juillet 2012, et un deuxième dimanche sans galerie. Avec ses cinq dimanches, le mois offrait à la règle du site d’origine trois candidats au lieu des deux habituels ; deux ont laissé des traces. Cette page de l’année 2012 convoque aussi le recensement de l’album : 101 fiches Citroën, première des marques françaises du relevé.

Trois dimanches admis, deux galeries conservées

Juillet 2012 alignait cinq dimanches : les 1, 8, 15, 22 et 29. La règle énoncée par la page de présentation du site d’origine, archivée le 13 avril 2010, retenait chaque mois le deuxième et le quatrième dimanche, ou le dernier quand le mois en comptait cinq. Le 8, le 22 et le 29 étaient donc en lice, et seuls le 22 et le 29 ont laissé une galerie, l’un quatrième dimanche, l’autre dernier du mois. Pour le 8, l’archive ne garde rien, et ce silence ne prouve rien : ni matinée manquée, ni photos absentes ne s’en déduisent.

La matinée relevée juste avant datait du 24 juin, la suivante du 12 août. Celle du 29 reste une rareté dans la série : sur les 103 dates comptées entre 2008 et 2014, huit seulement tombent un dernier dimanche, et celle-ci est la seule de son année. La page de présentation, dans sa capture du 13 avril 2010, notait que le deuxième dimanche était « bien plus fréquenté que le dernier » ; l’archive, elle, ne conserve que des galeries, jamais une affluence.

Citroën au cinquième rang du recensement

Sur les 2 300 fiches numérotées « une page, une voiture » que compte le relevé, 101 portent Citroën en tête de titre : cinquième marque de l’album, derrière Porsche, Ford, Ferrari et Lotus, juste devant Renault. La tête du classement citroëniste tient en trois intitulés, 2 CV, DS, SM, suivis de l’Acadiane, de la CX, de la Traction 11 BL, de la DS cabriolet, de la C6F, de la Visa, de la D Super 5, de l’Ami 6, de la Dyane, du Méhari et de l’Ami 8, avant les déclinaisons de la 2 CV, détaillées plus loin.

Des repères de production publics situent le lot. La Traction fut produite de 1934 à 1957, la 2 CV de 1948 à 1990, la DS de 1955 à 1975, la CX de 1974 à 1991, la Visa de 1978 à 1988, l’Acadiane de 1978 à 1987. La C6F, six-cylindres du début des années trente, recule la borne ancienne bien en deçà de la Traction : réunies, ces fiches couvrent soixante ans de production de la marque.

Pourquoi la 2 CV et la SM partagent-elles la même liste ?

Parce que le parking ignorait les plans. La page de présentation, archivée le 13 avril 2010, écrivait que « les exposants se placent librement sur le parking en fonction de leur arrivée », si bien que « les marques et les modèles se retrouvent donc mélangés, avec parfois des anachronismes étonnants ». Le lot Citroën en donne la version douce : la SM, grand coupé produit de 1970 à 1975 autour d’un V6 développé chez Maserati, alors propriété de Citroën, y voisine avec la 2 CV AK, la fourgonnette bâtie sur la mécanique de la 2 CV. Vingt-deux ans séparent la naissance des deux modèles : deux mondes d’une même maison, réunis par les titres de l’album.

Comment lire les lettres des intitulés ?

Chaque fiche était titrée par le membre qui déposait la photo, et les intitulés Citroën recopient souvent les désignations du constructeur. Ces lettres ajoutées au nom précisent la version mieux que le modèle seul :

  • « Traction 11 BL » : la version allégée de la Traction 11 ;
  • « 2 CV AZAM » : une finition plus soignée du milieu des années soixante ;
  • « 2 CV 6 Charleston » : la robe bicolore des dernières années de la 2 CV ;
  • « 2 CV AK » : l’utilitaire dérivé de la 2 CV ;
  • « D Super 5 » : la déclinaison économique de la DS, à boîte de vitesses cinq.

Ces titres restent ceux des déposants : ni l’orthographe ni l’exactitude n’y sont garanties. Le site d’origine en avait conscience, qui demandait en commentaire la marque et le modèle des voitures restées inconnues. L’album était l’œuvre de ses membres, pas un registre d’usine.

Un décompte de titres, pas un parc

Les 101 fiches Citroën disent la composition des intitulés, pas la fréquentation du parking. Une fiche est une photo titrée : la même voiture a pu être photographiée plusieurs fois, une voiture venue sans rencontrer d’objectif n’y figure pas. Rien n’attache non plus l’une de ces Citroën au 22 ou au 29 juillet : l’archive ne dit pas quelle automobile se tenait là quel dimanche. Quant aux 47 adresses de galerie comptées pour 2012, elles mesurent des chemins, parfois traduits, et non des matinées ; les quinze matinées datées de l’année suffisent à décrire ce que l’archive en conserve.

Deux dates, deux motifs dans l’index

Les galeries de juillet 2012 se cherchent dans l’index CDX de web.archive.org, à partir du motif inscrit dans leur adresse : rassemblement-du-22-juillet-2012 pour l’une, rassemblement-du-29-juillet-2012 pour l’autre. Une requête sur le domaine, filtrée sur chacun des deux motifs, rend la liste des captures et leurs dates. Reste un geste simple : relever, pour chaque galerie, la capture la plus ancienne puis la plus récente. L’écart entre les deux dit combien de temps la page est restée consultable, la seule durée que l’archive permette vraiment de mesurer.