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Les Anciennes du NordChronique automobile du Nord

Juin 2012 · archive publique

Juin 2012

Juin 2012 ne laisse qu’une matinée dans l’archive, le dimanche 24, au bout de trois mois sans galerie. L’occasion de lire les 94 fiches Renault d’un album qui faisait la part belle aux marques dites de prestige.

Deux hommes en conversation près d’un capot relevé, le moteur d’une voiture ancienne grise au premier plan, un chiffon posé sur l’aile.
Illustration produite pour ce site. Ce n’est pas une photographie de l’album d’origine.

Pour juin 2012, l’archive publique ne garde qu’une seule matinée : celle du dimanche 24 juin 2012, quatrième et dernier dimanche du mois. Sur les quinze matinées datées du relevé de l’année 2012, celle-ci refermait un trou de trois mois, avril et mai n’ayant laissé aucune galerie. C’est aussi le mois choisi pour lire les 94 fiches Renault du recensement de l’album.

Une matinée au bout d’un silence de trois mois

La page de présentation du site d’origine, archivée le 13 avril 2010, posait sa règle : « tous les 2èmes et 4èmes ou dernier dimanches de chaque mois ». Juin 2012 comptait quatre dimanches, le 3, le 10, le 17 et le 24 ; deux répondaient à la règle, le 10 et le 24, et un seul a laissé une galerie. Pour le 10 juin, l’archive ne garde rien, et rien ne sera ajouté à ce constat.

La galerie du 24 juin sortait la série d’un long silence. La matinée datée précédente remontait au 25 mars 2012, la suivante datait du 22 juillet de la même année : trois mois pleins séparaient les deux galeries. Le relevé ne dit rien de ce qui s’est passé sur le parking pendant cet intervalle ; il dit seulement que l’archive n’y a rien conservé.

Que fait Renault au sixième rang d’un album de prestige ?

La même page de présentation énumérait les marques promises à l’esplanade, une liste qui allait de Porsche à Lamborghini et citait Jaguar, Ferrari ou même Alpine, sans y faire figurer Renault. Le recensement des intitulés dessine un autre paysage : avec 94 fiches, Renault occupait le sixième rang, juste derrière Citroën et ses 101 fiches, devant Jaguar et MG, à 91 fiches chacune.

Ce que compte une fiche mérite d’être rappelé : une page de l’album, une photo intitulée marque et modèle par son déposant, à sa manière. Les 94 fiches disent la place de Renault dans les titres, pas le nombre de voitures venues un dimanche ni leur assiduité. Une même voiture a pu être photographiée plusieurs fois, une autre jamais. La marque populaire tenait dans ces titres une place que la présentation du site ne lui promettait pas.

Dauphine, 8 Gordini, 5 Turbo : le catalogue que racontent les titres

L’intitulé le plus fréquent était « Dauphine », devant « 16 », « 16 TX », « 5 GT Turbo », « 5 Alpine Turbo », « 12 » et « 12 TL » ; suivaient la Caravelle et sa version S, plusieurs graphies de la 8, dont « 8 Gordini », puis « 5 Alpine », « 5 Turbo », « Clio V6 », « Safrane Biturbo » et « Spider ». Ces titres, saisis librement, couvrent près d’un demi-siècle de fabrication : la Dauphine produite de 1956 à 1967, la Caravelle qui en dérivait, la berline 8 du début des années soixante et sa déclinaison Gordini, la 16 arrivée en 1965 puis la TX au milieu des années soixante-dix, la 12 lancée à la fin des années soixante.

Le sport y occupe une bande nette. La 5 Turbo, au début des années quatre-vingt, logeait son moteur suralimenté derrière deux places ; la 5 Alpine en donnait la version sportive dès le milieu des années soixante-dix ; la GT Turbo équipait la 5 de deuxième génération. La « Clio V6 » du début des années 2000 reprenait l’idée du moteur central arrière, la « Safrane Biturbo » rappelait la grande berline du milieu des années quatre-vingt-dix, la « Spider » un petit roadster de la fin de la décennie.

Comment nommer une Renault oubliée d’une photo de famille ?

La page de présentation demandait, dans sa capture du 13 avril 2010, que les lecteurs indiquent en commentaire la marque et le modèle des voitures restées inconnues. La liste des intitulés garde de ce fait un usage concret : confronter une vieille photo du parking aux titres relevés, une « 16 TX », une « 12 TL », une « Caravelle S », puis vérifier que l’allure de la voiture s’accorde avec l’époque du modèle proposé.

La lecture des titres demande elle-même de la prudence. « 5 Alpine » et « 5 GT Turbo » nomment des Renault 5 sans détour, mais « Alpine Turbo », relevé tel quel, ne dit pas s’il s’agissait d’une Alpine ou d’une 5 Alpine Turbo au nom raccourci. L’album classait d’ailleurs la marque Alpine à part, avec 27 fiches, et plusieurs intitulés jouaient de cette frontière. Nommer une voiture avec cette liste, c’est feuilleter la mémoire des déposants, pas consulter un registre.

Le calendrier des captures n’est pas celui de la foule

Le 24 juin cumulait deux qualités : quatrième dimanche, il était aussi le dernier d’un mois qui n’en comptait que quatre. Dans ce cas, les deux formules de la règle désignent le même jour. Sur la série entière, de 2008 à 2014, le relevé compte 55 deuxièmes dimanches, 40 quatrièmes et 8 derniers, et 103 dates sur 103 tombent un dimanche : le calendrier corrobore la règle écrite en 2010, sans rien dire de la foule.

L’année 2012 penchait vers les fins de mois : six deuxièmes dimanches, huit quatrièmes, un dernier. La page de 2010 estimait le deuxième dimanche « bien plus fréquenté que le dernier », et ces comptes ne permettent ni de la contredire ni de la confirmer : ils mesurent les matinées qui ont laissé une galerie. Quinze dates valaient 47 adresses, un peu plus de trois par matinée, la même galerie existant en plusieurs langues : ce chiffre compte des pages, jamais des dimanches.

La piste du 24 juin dans l’index

La galerie de la matinée se cherche dans l’index CDX de web.archive.org, sous le motif rassemblement-du-24-juin-2012, parfois précédé d’un préfixe de langue. Une requête sur le domaine, filtrée par ce motif, rend les adresses capturées avec leurs dates ; chacune s’ouvre ensuite dans la Wayback Machine. Aucune photo de l’album n’est reprise ici, et l’illustration de tête, produite pour cette page, ne montre aucune voiture de l’album.

Un vieux calendrier de 2012 suffit ensuite pour prolonger le contrôle chez soi : le 24 juin y tombe un dimanche, quatrième du mois et dernier. Le même calcul, réitéré sur chacune des 103 dates du relevé, n’a pas livré une seule exception. C’est peu de chose à faire, deux minutes par date, et c’est la seule part de ce contrôle que chacun peut vérifier sans l’archive.