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Les Anciennes du NordChronique automobile du Nord

Mars 2012 · archive publique

Mars 2012

Une seule date pour mars 2012, celle du quatrième dimanche. Elle ouvre la saison documentée de l’année et donne l’occasion de suivre une marque qui n’a existé que vingt ans.

Un parking mouillé où deux rangées de voitures anciennes de couleurs vives se font face, sous des branches nues aux premiers bourgeons.
Illustration produite pour ce site. Ce n’est pas une photographie de l’album d’origine.

Pour mars 2012, l’archive publique retient une seule matinée : le dimanche 25 mars 2012, quatrième dimanche du mois. C’est la troisième date de l’année 2012 dans l’ordre du calendrier, après les 8 et 22 janvier et le 12 février, et la dernière avant un trou de trois mois : ni avril ni mai 2012 n’ont laissé de galerie datée. Le tableau général est celui de la page de présentation, archivée le 13 avril 2010 : arrivées vers 10 h 30, fin vers 12 h 30, deux cent cinquante à trois cents voitures par temps ensoleillé.

Pourquoi le quatrième dimanche plutôt que le deuxième ?

Mars 2012 comptait quatre dimanches, le 4, le 11, le 18 et le 25. La règle du site d’origine visait le deuxième et le quatrième : le 11 et le 25. Seul le 25 figure dans l’archive. C’est le contraire du cas le plus courant, où c’est le deuxième dimanche qui laisse une trace.

2012 est d’ailleurs la seule année du relevé où les quatrièmes dimanches l’emportent en nombre sur les deuxièmes : huit contre six, plus un dernier dimanche. Sur l’ensemble de la série 2008 à 2014, le rapport est inverse et net, 55 deuxièmes dimanches contre 40 quatrièmes. Il serait tentant d’en tirer une conclusion sur la fréquentation, d’autant que la page de présentation du site notait que « le 2ème dimanche étant bien plus fréquenté que le dernier ». Il ne faut pas : ce que l’on compte ici, ce sont des galeries publiées, pas des voitures venues.

Austin-Healey, soixante fiches pour une marque de vingt ans

Le recensement des intitulés de l’album compte 60 fiches sous le nom Austin, et la quasi-totalité porte en réalité le nom Healey. On y lit des 100/4, des 100 M, des 100 Six, puis des 3000 en MK I, MK II et MK III, plus une série de Sprite en MK I et MK IV. Quelques Mini, produites plus tard sous la même bannière Austin, complètent la liste. Les intitulés bruts gardent la trace des saisies : HEALEY 100 BN1, HEALEY 100 M BN1, HEALEY 3000 MK II A, HEALEY 3000 MK III PHASE 2, mais aussi un MINI COUNTRYMAN MK II et une fiche TYPHOON KIT CAR, reproduits tels que saisis, exactitude non garantie.

Ces repères de production sont publics. La marque Austin-Healey naît en 1952 d’un accord entre le constructeur Donald Healey et le groupe Austin. La 100 est produite de 1953 à 1956, la 100 M en étant une version préparée. La 100-6 prend la suite de 1956 à 1959, puis la 3000, de 1959 à 1967, décline ses trois MK successives. En parallèle, la Sprite arrive en 1958, sa première série étant restée célèbre pour ses phares saillants, et la lignée se poursuit jusqu’en 1971. La marque, elle, disparaît en 1972, à l’expiration de l’accord d’origine. Vingt ans d’existence pour soixante fiches d’album : la densité est remarquable.

Austin Haley ou Austin-Healey ?

Un détail d’orthographe mérite d’être signalé, parce qu’il est amusant et qu’il illustre la tenue réelle d’un site de passionnés. La page de présentation, archivée le 13 avril 2010, listait parmi les marques attendues un « Austin Haley ». Les intitulés de l’album, eux, écrivent correctement Healey. Le premier était rédigé à la main, les seconds étaient saisis par les déposants des photos.

Pourquoi l’album d’origine n’est-il pas republié ?

La foire aux questions du site d’origine, archivée le 9 janvier 2010, donnait les règles de l’album. La lecture était ouverte à tous ; seuls les membres inscrits pouvaient déposer une photo, en choisissant sa catégorie. Chaque image devait dépasser 448 pixels de côté et rester sous 2,5 Mo. Le propriétaire d’une photo pouvait la retirer « à tous moments » : les clichés appartenaient à leurs auteurs. Un système de comptage et d’évaluation des images existait, signalé momentanément indisponible dans la capture. C’est cette règle du retrait qui explique que ce site n’en reprend aucune : une photo publiée un jour pouvait disparaître le suivant.

Ce qu’une année sans captures ne dit pas

2012 est une curiosité d’archive. Le relevé des captures du domaine montre une année presque vide côté enregistrement, et pourtant quinze matinées de 2012 sont datées. La raison est simple une fois posée : ces galeries ont été capturées plus tard, quand le robot d’archivage est revenu sur le site et a suivi ses liens internes vers les pages plus anciennes. Ces quinze dates courent du 8 janvier au 23 décembre : après le 25 mars, le relevé garde le 24 juin, les 22 et 29 juillet, les 12 et 26 août, les 14 et 28 octobre, les 11 et 25 novembre, puis les 9 et 23 décembre. Sans les captures tardives, la saison qui suit mars resterait invisible.

Pour qui explore un vieux domaine, c’est une règle de méthode à retenir. Une année sans captures n’est pas une année sans contenu. Il faut chercher les traces d’une année dans les captures des années suivantes, et non se fier au calendrier des enregistrements.

Comment lire un titre de fiche sans se tromper ?

Le recensement classe chaque fiche par le premier mot de son adresse, qui est censé être la marque. Pour une Healey, ce premier mot est « Austin », et c’est pourquoi soixante fiches d’une marque disparue en 1972 se rangent sous le nom d’un constructeur qui, lui, a survécu jusqu’aux années quatre-vingt. Le lecteur qui cherche « Healey » dans une liste triée par marque ne trouve rien ; il doit chercher « Austin ». Même piège pour Alpine, rangée tantôt seule, tantôt sous Renault, et pour les Mini, réparties entre « Austin » et « Mini » selon ce que le déposant a tapé. Un titre de fiche est une saisie humaine : avant de compter, il faut décider où ranger les doublons d’écriture, et le dire.

La galerie du 25 mars 2012 dans l’index

Elle se cherche sous rassemblement-du-25-mars-2012. Attention aux variantes d’orthographe du site d’origine : dans le même index, la matinée du 22 janvier 2012 apparaît sous janviers, et une capture du 12 août sous une forme abrégée qui laisse tomber le mot « du ». Un filtre trop strict fait perdre ces dates en route. Pour 2012, le relevé compte 47 adresses de galerie pour quinze matinées, le rapport le plus bas de toute la série. Chaque galerie était publiée dans jusqu’à dix langues, chaque langue valant une adresse propre dans l’index ; sur la série 2008 à 2014, le total atteint 581 adresses pour 103 matinées datées.