Novembre 2012 · archive publique
Novembre 2012
Les deuxième et dernier dimanches de novembre 2012 ont chacun laissé une galerie dans l’archive, un mois complet selon la règle du site d’origine. L’occasion de lire les 23 fiches Matra du recensement de l’album, de la Djet à la Murena.
L’archive publique garde deux matinées pour novembre 2012 : celle du dimanche 11 novembre 2012, deuxième dimanche du mois, et celle du dimanche 25 novembre 2012, quatrième et dernier dimanche. Dans la série des quinze matinées datées de l’année 2012, elles suivent celle du 28 octobre et précèdent celle du 9 décembre.
Deux galeries pour quatre dimanches
Novembre 2012 comptait quatre dimanches : les 4, 11, 18 et 25. La règle affichée par la page de présentation du site d’origine, archivée le 13 avril 2010, réservait les matinées aux deuxième et quatrième dimanches, ou au dernier quand le quatrième ne fermait pas le mois. Ici, le quatrième était aussi le dernier : les candidats se réduisaient au 11 et au 25, et l’archive a gardé une galerie pour chacun.
Ce mois complet prolonge un automne épargné : les 14 et 28 octobre, puis les 9 et 23 décembre, ont de la même façon laissé leurs galeries. L’année 2012 se lit ainsi : quinze matinées datées, six deuxièmes dimanches, huit quatrièmes, un dernier, auxquelles l’index répond par quarante-sept adresses de galerie. Ce surcroît d’adresses ne vaut pas un surcroît de photos : la même galerie vivait sous plusieurs traductions.
Que change un 11 novembre tombé un dimanche ?
Le calendrier donne au mois sa particularité : en 2012, le jour férié de l’Armistice coïncidait avec le deuxième dimanche. La page de présentation, sur sa capture de 2010, notait que ce deuxième dimanche était « bien plus fréquenté que le dernier », sans autre précision. Aucune mesure d’affluence n’existe dans ce qui reste du site, et l’archive ne compte ni voitures ni visiteurs.
La même page avançait, pour un temps ensoleillé, jusqu’à 250, voire 300 voitures sur le parking ; cette estimation générale ne peut être rapportée à aucun dimanche en particulier. Rester au calendrier est la seule posture tenable : affirmer que le 11 novembre 2012 fut un dimanche de rassemblement, et s’en tenir là.
Vingt-trois fiches Matra, vingt-trois fiches Simca
Le recensement de l’album compte autant de fiches Matra que de fiches Simca : vingt-trois de chaque. Ces titres, saisis par les membres qui déposaient les photos, ne garantissent ni l’orthographe ni l’exactitude ; ils disent ce que des amateurs ont écrit sous leurs clichés, pas ce qui s’est garé sur l’esplanade. Côté Matra, les intitulés se partagent ainsi :
- MURENA, MURENA S, puis les précisions d’un déposant : MURENA 1 6 L 81, MURENA 1 6 L 83, MURENA 1 6 L 92 CV DE 1983 ;
- BAGHEERA et BAGHEERA S, la génération précédente ;
- DJET 5 S et DJET V S, la plus ancienne ;
- SIMCA RANCHO, le break assemblé chez Matra et vendu sous le nom de Simca.
La frontière entre les deux marques relève ici de la saisie autant que de l’histoire : la Rancho sortait d’ateliers Matra sous une enseigne Simca, et les Bagheera comme les Murena roulaient avec des mécaniques Simca. Les deux comptes égaux dessinent moins deux marques qu’une même aventure industrielle, étiquetée différemment selon les photographes.
Trois sportives, un break, puis le monospace
Des repères publics ordonnent ces noms. La Djet, coupé à moteur central des années soixante, s’est construite sous l’enseigne de René Bonnet puis sous celle de Matra jusqu’en 1968 ; ses versions 5 et 5 S répondent aux intitulés DJET 5 S et DJET V S. La Bagheera, arrivée en 1973, offrait trois places de front et des moteurs Simca ; elle s’est effacée en 1980 devant la Murena, elle aussi à trois places de front, produite jusqu’en 1983 en 1,6 et 2,2 litres.
La Rancho, dessinée et construite par Matra sur une base Simca 1100, s’est vendue de 1977 à 1984 sous les enseignes Simca puis Talbot. La Murena, elle, reste la dernière sportive sortie d’usine sous le nom Matra : après elle, Romorantin a assemblé pour Renault, à partir de 1984, le monospace Espace que Matra avait conçu. Une production française s’est éteinte là, et c’est elle que les titres de l’album ramènent sur le parking.
Comment mettre un nom sur une voiture de novembre 2012 ?
Pour qui garde des photos de ces matinées sans légende, les intitulés de l’album servent de grille. Les titres Matra sont bavards : cylindrée avec « 1 6 L », puissance avec « 92 CV », année-modèle avec « DE 1983 », version avec « S ». Autant de points de contrôle pour vérifier un nom noté au dos d’un tirage ou sur une numérisation, avant de s’en remettre à la mémoire.
Les silhouettes publiques font le reste : un habitacle à trois places de front désigne la Bagheera ou la Murena, un coupé bas des années soixante la Djet, un break surélevé la Rancho. Reste la date. L’automne 2012 n’offre que six dimanches archivés, les 14 et 28 octobre, les 11 et 25 novembre, les 9 et 23 décembre : une voiture rare visible sur une photo et dans l’une de ces galeries fixe le dimanche par recoupement.
Les 11 et 25 novembre 2012 sous leurs deux adresses
Les galeries du mois se cherchent dans l’index CDX de web.archive.org, chacune sous son chemin : rassemblement-du-11-novembre-2012 d’un côté, rassemblement-du-25-novembre-2012 de l’autre. Filtrer la requête sur le domaine de l’époque avec l’un de ces motifs dresse la liste des captures et de leurs dates, et chaque ligne ouvre la page telle que le robot de capture l’avait enregistrée. Le geste utile suit : compter les captures de chaque motif, inscrire les deux nombres en marge de ses propres photos, et voir lequel des deux dimanches a le mieux traversé les années.