Juillet 2014 · archive publique
Juillet 2014
Le 13 juillet 2014, deuxième dimanche du mois, est la seule matinée de juillet gardée par l’archive. Les 108 fiches Ford de l’album, dominées par des titres Mustang datés 1966 et 1967, en sont le fil.
Pour juillet 2014, l’archive publique ne conserve qu’une galerie, celle du dimanche 13 juillet 2014, deuxième dimanche du mois. Dans l’année 2014, qui ne compte que sept matinées datées, c’est l’avant-dernière de la série : la précédente remonte au 25 mai, la suivante est celle du 10 août. Le quatrième dimanche, le 27 juillet, n’a laissé aucune adresse.
Quatre dimanches, deux candidats, une galerie
Le calendrier de juillet 2014 comptait quatre dimanches : le 6, le 13, le 20 et le 27. La page de présentation du site d’origine, archivée le 13 avril 2010, écrivait que le rassemblement se tenait « tous les 2èmes et 4èmes ou dernier dimanches de chaque mois ». Appliquée à ce mois, la règle désigne le 13 et le 27. Seul le 13 figure dans l’index des captures. Pour le 27, l’archive ne garde rien, et cette chronique n’avance aucune explication : une absence dans un index de captures n’est pas un fait sur le parking.
Le 13 juillet suit la tendance de l’année. Sur les sept matinées datées de 2014, quatre sont des deuxièmes dimanches, deux des quatrièmes, une un dernier dimanche.
Ford, 108 fiches entre Detroit et Cologne
Le site d’origine tenait un album où chaque page correspondait à une voiture photographiée, avec un titre saisi par le membre qui déposait l’image : la marque, puis le modèle, dans l’orthographe de son choix. Le recensement de ces intitulés compte 108 fiches Ford, à égalité avec Ferrari, derrière les 186 fiches Porsche. Ce nombre décrit la composition des titres, pas celui des voitures venues ni leur présence un dimanche donné.
Les intitulés relevés disent deux Ford à la fois. D’un côté les modèles américains : Mustang sous plusieurs formes, Thunderbird, GT 40 et GT 40 replica. De l’autre les Ford d’Europe : Taunus, Capri, Escort RS Cosworth, Granada, Fiesta XR2, Escort cabriolet. Quelques repères publics : la Thunderbird apparaît en 1955 ; la Capri, coupé européen, est produite de 1969 à 1986 ; le nom Taunus a désigné les Ford allemandes de la fin des années 1930 au début des années 1980 ; l’Escort RS Cosworth est construite de 1992 à 1996. La GT40 d’origine a gagné les 24 Heures du Mans quatre fois de suite, de 1966 à 1969, et les fiches qui se disent « replica » ont le mérite de l’écrire.
Mustang, sept intitulés pour un seul modèle
Sept des dix-sept intitulés Ford relevés portent le mot Mustang : Mustang, Mustang GT, Mustang 1967, Mustang Fastback, Mustang 1966, Mustang 302, Mustang Fastback 1967. Aucune autre Ford de l’album n’est déclinée avec ce soin.
Les repères de production sont publics. La Mustang est présentée en avril 1964 ; sa première génération court jusqu’en 1973, avec un premier redessin, plus large, pour le millésime 1967. La carrosserie fastback, au pavillon fuyant, existe dès le millésime 1965. Le nombre 302 renvoie au V8 de 302 pouces cubes, soit 4,9 litres, monté dans la Mustang à partir du millésime 1968. Ces précisions ne relient aucune voiture à la matinée du 13 juillet : l’archive ne dit pas quelle Mustang était sur le parking quel dimanche.
Que valent les années écrites dans un titre de fiche ?
Deux intitulés portent une année, Mustang 1966 et Mustang 1967, et un troisième la combine avec la carrosserie, Mustang Fastback 1967. C’est le membre déposant qui a écrit ce millésime, et la foire aux questions du site, archivée le 9 janvier 2010, montre que chacun choisissait lui-même le titre et la catégorie de sa photo. Pour un lecteur qui retrouve ces titres, ou qui doit étiqueter ses propres clichés, la vérification tient en trois gestes.
- Confronter l’année à la période de production : une Mustang datée 1966 ou 1967 appartient forcément à la première génération, ce qui est cohérent ; une Mustang datée 1963 serait impossible.
- Confronter l’année au dessin : le millésime 1967 est plus large que celui de 1966. Une photo qui montre l’un sous un titre qui dit l’autre signale une erreur de saisie, d’un côté ou de l’autre.
- Ne pas confondre le millésime d’une voiture et la date de la photo : une Mustang 1966 de l’album a été photographiée à l’époque du site, jamais en 1966.
Le même raisonnement vaut pour les fiches sans année : un titre Mustang 302 n’indique un millésime que par déduction, 1968 au plus tôt.
Trois réserves de lecture pour juillet 2014
Première réserve : rien ne dit pourquoi le 27 juillet manque. L’archive n’en garde aucune trace. Deuxième réserve : les 108 fiches Ford ne décrivent que l’album. Une même voiture a pu être photographiée plusieurs fois, une autre jamais, et l’orthographe des titres n’est pas garantie, « replica » et « GT 40 » venant tels quels des déposants. Troisième réserve : les 202 adresses de galerie de 2014 se répartissent entre sept matinées, soit près de vingt-neuf par date, mais ce volume mesure la couche des traductions du site d’origine, pas un nombre de photos ni de voitures. L’illustration en tête de page est produite pour le site et ne montre rien de l’album.
Où se lit encore la galerie du 13 juillet 2014 ?
Dans l’index CDX de web.archive.org, en interrogeant le domaine d’origine et en filtrant sur le motif rassemblement-du-13-juillet-2014. Le résultat liste chaque adresse capturée, avec ou sans préfixe de langue, et l’horodatage de sa capture ; chaque ligne s’ouvre ensuite dans la Wayback Machine. Aucune de ces photos n’est reprise ici. Le geste utile, pour qui possède un cliché d’un dimanche d’été 2014 sur l’esplanade : ouvrir cette galerie et comparer les voitures visibles avec les siennes, avant de chercher le 27 juillet, qui n’y est pas.